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DE LA VILLE DE PARIS.
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la forliffication de lad. Ville ; au moyen de quoy au­roit esté conclud, par la derniere Assemblée gene­ralle de tous les Estatz de lad. Ville, que encores on yroit faire les remonstrances aud. SBr et à son Con­seil, et que led. Sr Prevost des Marchans meneroit avec luy douze des plus notables Bourgeois el Mar­chans de lad. Ville representans tous les habitans'-d'icelle <J>.
Suyvant laquelle conclusion lesd, delleguez illec presens auroient esté avec led. Sr Prevost à Villers Costeretz où estoit le Roy et son Conseil, et se se­roient adressez à Monseigneur le Connestable qui les auroit humainement oyz en leurs remonstrances, et promis les faire entendre au Roy, et ce pendant leur auroit conseillé de faire entendre lesd, remons­trances au Conseil Privé dud. S8"1" : ce que mons' Robert, l'ung desd, bourgeois, auroit faict après led. Sr Prevost et Procureur de lad. Ville.
Et le landemain, pour ce que Monsr le Garde des Seaulx ct Mons' Du Mortier n'y estoient pas, ne fut. riens conclud ; mais le Roy, ayant vu led. Sr Prevost des Marchans, auroit dict aud. Sr Connestable que le Prevost des Marchans estoit venu et voulloit savoir qu'ildemandoit, coque led. Sr Connestable luy feist entendre bien au long; mais pour ce quc led. Ssr s'en alloit à la messe, ne fut riens faict pour lors, mais après le disner du Roy où ilz luy feirent la reverence et trés humbles remonstrances.
L'office de General supprimée. Après lesquelles, led. Sgr leur dict qu'il avoit en­tendu leurs remonstrances par icelluy Sr Connes­table son compère, et que les habitans dc sa bonne Ville de Paris s'estoient cy devant et toujours mons-trez si bons et loyaulx subjectz, et l'avoient si bien secouru en ses grans et urgens affaires, qu'i les avoit cn grant amour ct voulloit qu'ilz joyssent de toutes les graces et previlleges que ses predecesseurs et luy avoient cy devant octroyez à icelle fet pour ce faire, ne la voullant equiparer aux autres, mais la trait-ter par dessus toutes autres comme sa Ville cappi-
talle de son Royaulme où habilte la fleur de ses officiers des Cours souveraines, et les plus grands et notables Bourgeois et Marchans qui soient en toutes les autres, leur auroit declairé qu'il cassoitetadnul-loit et supprimoit led; estat et office de General su­perintendant sur les deniers commungs, dons et octroitz de lad. Ville, pour le regard de lad. Ville seul­lement, en remboursant m0 Guillaume Marilhac de Ia somme de douze mil livres tournois qu'il avoit baillée pour led. office, et deux mil escuz que lad. Ville avoit offert pour estre employez en ses affaires, et que icelle Ville n'eust à savoir mauvais gré aud. Marilhac par ce que sond. Conseil luy avoit faict prandre led. office, ainsi que du tout appert par les Lettres patentes ct missives dud. S^ dont a esté faict lecture à lad. Assemblée.
Après laquelle faitte, led. Sr Prevost a dict aussi qu'il a remonstré aud. Sgr que lad. Ville ne savoit où l'on pourroit prendre les ix" m. livres tournois pour les cinquante mil hommes de pied par led. Ssr demandée à lad. Ville en ceste presente année. A quoy luy a. esté faict responce qu'on ne s'en souciast point, et que led. S-r avoit envoyé querir les generaulx des Finances pour y pourvoir.
Ce faict, a esté conclud, advisé et deliberé quc led. Robert yra encore faire les trés humbles remons­trances aud. Sgr et son Conseil, qu'il luy plaise que en baillant lesd, xii m. livres pour le remboursement dud. de Marilhac, et les u di. escuz soleil pour les affaires du Roy, que lad. Ville puisse trouver homme pour l'office de General des quatre vingtz autres villes de ceste Généralité, pour ayder à lad. Ville à payer lesd, xii m. livres et les u iu. escuz soleil, par ce que lad. Ville n'a point de fons pour payer lesd, sommes, ct que en ce faisant led. S-r ne autres n'auront point d'interest, ou qu'il plaise aud. Ssr de la dellaisser à lad.Ville; et autres remonstrances quc led. Robert saura bien faire : ce qui a esté accordé par led. Robert.
DCCXLVI.
ENDANGES APRES L.\ SAINCT MARTIN. ----- VlNS VERS ET SANS FORCE.
Après le 11 novembre i555. (Fol. 155 v°.)
En ce temps estoit la grande force des vendanges, et en demeura grande quantité à vendanger après la
qu'il avoit faict durant l'esté, et de la continuée de froidure et gelée du moys de Septembre, Octobre et
sainct Martin, par ce que au moyen des froides pl uy es Novembre, les raisins n'avoient sceu meurir; et es
(1) Assemblée du 21 octobre : ci-dessus art. DCCXLI, page 390, col. 2, iv.
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1 u mimer tx nationale.